Le congé paternité passe à 28 jours

Le congé paternité passe à 28 jours

Le congé paternité
26 septembre 2020
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Le Président de la République a officialisé mercredi la décision de porter le congé paternité en 2021 à “un mois”, dont 7 jours obligatoires. 

Un congé paternité doublé, dont une part obligatoire

À partir du mois de juillet 2021, les jeunes papas pourront être en congé paternité pendant 1 mois. Une petite révolution en matière de politique familiale pour «changer le regard de la société sur le congé paternité». C’est également un gage social pour le président de la République.

«Nous allons porter le congé paternité à un mois, un mois au sein duquel il y aura sept jours obligatoires pour chaque jeune papa», a déclaré Emmanuel Macron le mercredi 23 septembre 2020 lors d’un déplacement au centre de protection maternelle et infantile (PMI) de Longjumeau, dans l’Essonne. Une annonce que le chef de l’État tenait à faire lui-même. C’est la concrétisation d’un «engagement très fort» pour lutter «contre les inégalités de destin à la racine», souligne-t-on à l’Élysée. Cette mesure sera inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2021.

Concrètement, le congé paternité, qui comprend aujourd’hui 11 jours à la charge de la branche famille, devrait passer à 25 jours. Une durée à laquelle il faut ajouter les trois jours de congé naissance qui sont déjà financés aujourd’hui par l’employeur. Soit 28 jours en tout.

2021, l’année d’entrée en vigueur

En 2021, année d’entrée en vigueur, la réforme coûterait «250 à 260 millions d’euros de plus à la branche famille», selon le cabinet d’Adrien Taquet. Ce montant devrait doubler et dépasser les 500 millions d’euros supplémentaires en 2022, lorsque la réforme s’appliquera en année pleine. Les entreprises rappellent de leur côté qu’elles ont bien sûr leur mot à dire dans ces nouvelles dépenses, alors que 60% du congé paternité est financé par les cotisations patronales à la branche famille. 

Cette mesure, première étape d’une série sur la politique de la petite enfance, intervient dans la foulée de la remise du rapport sur les «1000 premiers jours» de l’enfant, sous la houlette du neuropsychiatre Boris Cyrulnik. En effet, ce dernier recommandait de porter le congé paternité à neuf semaines. Deux mois de congé de paternité, «ce n’est pas l’attente» des Français, rétorque l’Élysée. Ainsi, d’autres préconisations inspirées de ces travaux feront l’objet d’annonces d’Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles, dans les prochains mois.

Les 7 jours obligatoires

Si l’allongement du congé paternité, déjà promis par plusieurs membres du gouvernement, n’est pas une surprise, le choix de le rendre en partie obligatoire surprend davantage. Les employeurs qui ne respecteraient pas cette obligation seraient passibles d’une amende. Un mécanisme déjà à l’œuvre pour le congé maternité, qui comporte huit semaines obligatoires. Toute «triche» entraîne une amende de 7500 Euros, parfois assortie de dommages et intérêts. Moins consensuelle, cette mesure a été retenue en raison des disparités sociales fortes du taux de recours du congé de paternité actuel. 67 % des pères le prennent actuellement, mais «seulement 50 % des salariés en CDD» contre «80% des salariés en CDI».

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